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Abus *
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| !! Difficile à lire... !! | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Cette page sera très certainement très dure à lire. J'ai décidé de vous raconter ce que j'appelle "les abus" que j'ai subi, abus de différentes sortes mais profondément blessants, destructurants et destructeurs... Il m'a fallu plusieurs années de travail sur moi pour me réapproprier mon corps, mes émotions et pour me rouvrir à la vie, à la sexualité, et aux plaisirs du corps et à l'amour et la confiance. |
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Ma relation avec ma mère... | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Je ressens profondément, dans mon corps, les traces de la façon dont ma mère me touchait. Je souffrais lorsqu'elle me lèchait la joue malgré mon visage plein de dégoût, me pinçait les fesses jusqu'à me faire mal ou encore cognait les phalanges de ses doigts contre ma colonne vertébrale parce que je ne me tenais pas droite. La dureté de ce toucher est encore gravée dans mes cellules... Parallèlement à cela, je ressentais en permanence un érotisme se dégager de son corps et me pénétrer au plus profond. Je détéstais chaque fois qu'elle me demandais de la masser alors je négociais les minutes... puis comme cadeau, elle me caressait à son tour... j'aimais beaucoup cela... elle était attentive à moi et douce... Puis nous échangions des moments de complicité dans sa salle de bain... elle se faisait belle, mettait ses crèmes et je l'admirais, de loin, voyeuse... Alors une envie pressante survenant, elle me disait de la suivre aux toilettes et se soulageait devant moi sans aucune pudeur. D'autres fois, elle venait d'acheter de nouveaux habits, y compris de la lingerie qu'elle prenait grand plaisir à essayer devans moi, de nouveau sans aucune pudeur. Je la regardais s'habiller, se déshabiller, se regarder... tout cela me gênais... mais que dire ? que faire ? Malaise.... La vision de son corps érotisé me gênait terriblement... Et je ne me sentais pas respectée dans ma pudeur ni dans mon intimité... Je souffais dans mon corps... Je refusais inconsciemment ses transformations et ma mère me donnait sans cesse des "conseils" : "Arrête de t'habiller toujours en gris ou en noir !", "Tu ne veux pas essayer une de mes jupes... juste pour voir...", "Tu n'en as pas marre de toujours porter des jeans !", "Comment fais-tu pour supporter ce pull ?", "Ne veux-tu pas te mettre en maillot de bain par cette chaleur ?", "Enlève ton jeans et Viens mettre une de mes jupes", "le pieds, c'est de se baigner toute nue, sans maillot de bain !"... et je me sentais de plus en plus anormale, incomprise et dévalorisée... une intrusion irrespectueuse à l'intérieure de mon être... de mon mal- être... Son regard sur moi me terrorisait parce que je n'y sentais que jugement, froideur, dévalorisation. Je n'arrivais pas à accepter la couleur de ma peau, très blanche, parce qu'elle la critiquait sans cesse, sans avoir l'air de le faire, en me disant que nous n'étions pas de la même race... Je me sentais comme "vampirisée" par ma mère, c'est-à-dire que j'avais le sentiment qu'elle avait pénétré à l'intérieur de moi, de force, et qu'elle m'habitait. Je me sentais envahie, psychiquement et physiquement, je ne m'appartenais plus, mon corps ne m'appartenait plus. J'ai eu très longtemps le sentiment que "mon corps appartenait à la personne qui le touchait". Mon seul lieu de refuge se trouvait dans une espèce d'autisme, de forteresse intérieure et par ailleurs d'abandon de mon corps que je ne pouvais défendre et m'approprier. Ma forteresse intérieure était ma seule protection, ma seule intimité... Je n'osai pas non plus montrer ne serait-ce que quelques bribes de mon monde intime, de mes émotions car je risquais à tout moment d'être humiliée, ridiculisée ou "désappropriée" de ce que je ressentais. J'avais le sentiment qu'elle avait toujours raison et que ce que je pouvais penser ou ressentir n'avait aucune valeur... j'avais le rôle d'un miroir, celui de renvoyer une très belle image à ma mère : je ne pouvais donc pas exister par moi-même, indépendament d'elle. J'étais un zombie, l'ombre de moi-même |
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| Je ne m'appartenais plus | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Les abus invisibles peuvent être tout autant destructeurs que ceux visibles mais sont plus difficiles à mettre à jour du fait de leur sournoiserie ! | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Vers l'âge de 6 ans ? | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Je n'ai pas un souvenir très exact de la période à laquelle s'est passé ce que je vais vous décrire ici. Je revois un hall, probablement celui de mon immeuble, un homme grand et mince, plutôt jeune et je ressens encore l'angoisse que j'avais de le croiser dans ce hall... L'événement que je vais vous décrire a du se produire plusieurs fois, car je me souviens de l'angoisse que j'avais de le recroiser et de subir une nouvelle fois ses abus, ce viol. Il m'emmenait dans le local à poussettes et vélos, me mettait dans un des landeaux vides parqués là, et m'embrassait. Je n'ai pas de souvenir d'autre acte qu'il aurait commis, mais je ressentais beaucoup de peur et de dégoût... |
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Vers l'âge de 12 ans | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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J'étais en slip, allongée sur son lit. C'était à Dakar, il faisait chaud. Il était à côté de moi, assis, toute son attention tournée vers moi. Lui aussi ne portait qu'un slip pour tout vêtement. Puis il commença à me caresser le corps, longtemps, interminablement, infiniment... J'étais envahie par un malaise étrange que je ne comprenais pas... Je n'avais qu'un seul souhait : sortir au plus vite de la chambre pour ne plus ressentir ce malaise à l'intérieur de moi. J'ai attendu patiemment, sans mot dire, qu'il arrête et suis sortie soulagée mais marquée à tout jamais. Mon beau-père n'a jamais su la portée de son acte... |
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| Vers l'âge de 16 ans | ![]() |
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C'était pendant mon adolescence, j'étais avec celui qui était comme mon frère, que je connaissais depuis toujours. Il était attiré par moi, j'étais inconsciente des choses du sexe. Sur un lit, toute nue, les jambes écartées, j'attendais qu'il finisse de me lécher... Je ne voulais rien ressentir, rien montrer qui appartienne au domaine du plaisir. Surtout rester en contrôle et ne rien laisser transparaître si par hasard je ressentais quelque chose dans ce corps inerte et passif qui appartenait à celui qui le touchait... |
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| Mon corps appartenait à celui qui le touchait | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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À l'âge de 18 ans | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Toujours mon faux frère... On me dit qu'il est amoureux de moi... Il me propose d'aller trois jours à Paris.On dort chez une de ses amies. Il me fait essayer une robe noire moulante, m'admire et s'extasie sur ma beauté tandis que je me sens au mauvais endroit, ridicule et mal à l'aise dans ce corps au formes étranges. Le soir venu, nous dormons dans le canapé-lit déplié du salon. Lui à ma droite, moi toujours insouciante et inconsciente, à mon âge... Puis, la nuit, je me réveille : je ressens des choses, en bas, par là... oui, là... c'est au niveau du vagin. Il a mis ses doigts dans mon vagin, m'a pénétrée à mon insu... |
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