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Médecin-dentiste *

Assistante sociale

 

 Mes études

 Enfer de l'École de Médecine dentaire

 Mes études pour devenir médecin-dentiste se sont  déroulées à l'Université de Médecine puis à l'École de  Médecine Dentaire de Genève, de 1990 à 1997. Ces études  ont été très pénibles pour moi.

 Les deux premières années se faisaient en même temps que  les médecins. Les cours et les examens étaient les mêmes.  J'ai réussi ces deux années très difficilement, en redoublant  me première et ma deuxième année et en ne réussissant mes  examens à chaque fois qu'à ma dernière chance.

 Puis je suis arrivée à l'école de médecine dentaire, ma  spécialité.

 Me voilà donc enfin à l'École de médecine dentaire, après  avoir mis quatre années au lieu de deux pour réussir mes  deux propédeutiques (examens validant la première puis la  deuxième année de médecine).

 J'arrive dans un milieu qui me marquera à jamais. Un de nos  assistants nous dit tout de suite : "Ici, le mieux est de faire  profil bas". Nous sommes une volée de 24 étudiants. Le  travail à faire est impressionnant, nous n'avons souvent pas  le temps de manger à midi, le travail à réaliser en dehors des  heures de présence est tellement important que plusieurs  d'entre nous soit viennent à l'école à 6 heures du matin,  avant les cours et les cliniques, soit restent après 18 heures.

 Nous ne sommes pas consédéré comme des êtres humains  sensibles, et je vais vous décrire quelques anecdotes que j'ai  vécues là-bas...

 Anecdotes

  une assistante nous a dit de profiter des compliments qu'elle nous faisant car ils risquaient d'être rares dans l'école !

  un assistant m'a dit, après que j'ai réalisé 3 empreintes à  l'arcade inférieurs d'une patiente, de la refaire encore. Je lui  ai alors dit que j'avais déjà 3/4h de retard. Il m'a proposé de  la faire, l'a emballée en me disant un petit défaut que je  devais corriger. Le soir, lorsque j'ai déballé son empreinte,  elle avait le même défaut pour lequel il m'avait fait refaire  l'empreinte 4 fois et ne m'avait rien dit de ce défaut !

  un assistant a demandé à une étudiante de polir mieux ses  amalgame pour la semaine suivante. Une semaine plus tard,  il regarde ses amalgames et lui dit que c'est beaucoup mieux,  alors que l'étudiante ne les avait pas du tout touché !

  un assistant, après m'avoir fait une démonstration dans son  cabinet, a voulu que je range le cabinet alors que ce n'était  pas mon boulot en tant qu'étudiante et que j'avais bien assez  de travail en retard. Mon assistant m'a défendue pour une  fois et évité que l'autre assistant ne profite de ma situation  d'étudiante.

  plusieurs étudiants ont craqué pendant les études : ils ont  pleuré, avaient la boule à l'estomac le dimanche soir...

  un assistant nous a dit un jour que les cours commençaient  à "zéro huit cents". Je n'ai compris que beaucoup plus tard  que c'était la façon à l'armée de dire "huit heures" !

  nous étions obligé de venir, également le vendredi matin,  jour sans clinique, habillés en blanc pour les cours. J'ai osé,  une fois, venir en civil et affronter la désaprobation des  professeurs. Quelques autres étudiants voulaient me suivre  mais se sont changés à la dernière minute, appeurés...

  la pression était telle que je ne savais jamais si mon travail  était de bonne qualité, de qualité médiocre ou très bon. On  ne me disait pas : "C'est bien, refait une cavité pour  t'entraîner", mais plutôt : "Ouais, tu as vu dans le coin, là...  refais-en une autre !" et ceci tout le temps !

  pour nous stimuler, nous motiver, la politique était de nous  mettre constamment sous pression, de toujours nous pousser  plus, nous pouvions toujours faire mieux !

 

  et j'en passe...

 Et voilà mon fameux diplôme

 Pour terminer sur une note plus positive !

 Je tenais quand même à dire que l'exercice de cette profession m'a apporté énormément en confiance. Mais si l'aspect  technique de cette profession ne m'intéresse pas outre mesure, le côté humain, prise en main des soins et manuel me  plaisent quand même.

 J'espère seulement arrêter un jour totalement la pratique de cette profession qui me pèse.

 L'avenir dira ce qu'il en est...

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